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Rodolphe Fischmeister, directeur du Labex LERMIT
Suite de notre série sur les Labex avec le Laboratoire de Recherche sur le Médicament et l'Innovation Thérapeutique (LERMIT). Son directeur revient sur les conditions qui ont prédisposé à sa création ainsi que sur le projet de déménagement de la faculté de pharmacie sur le Plateau de Saclay.

- Rappelez-nous pour commencer les finalités de votre Labex.

Notre Labex a vocation à accompagner une découverte depuis le laboratoire jusqu’au lit du malade, en favorisant le transfert des avancées technologiques obtenues au sein du Leticia Port Leticia Backpack Backpack Port Leticia Tamaris Tamaris Tamaris xWwnRRAOE vers les PME et les « Big Pharma » pour un développement industriel, ou conduire à la création de start-ups susceptibles de les développer à l’échelle industrielle. Il réunit des biologistes, des médecins, des chimistes et des physico-chimistes dans le but de concevoir et réaliser des médicaments du futur. L’effort de recherche est concentré sur trois classes majeures de maladies : le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies infectieuses et du système immunitaire. Pour chacune de ces maladies, il s’agit de parvenir à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui en sont responsables ; de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques ; de concevoir et de développer de nouveaux médicaments destinés à traiter ou bloquer la progression de ces maladies ; de développer de nouvelles stratégies visant à améliorer l’adressage et la libération contrôlée des principes actifs au site de la maladie ; enfin, d’améliorer l’efficacité des thérapies actuelles.

- De quels moyens dispose-t-il ?

Doté d’un financement de 19 M€, il s’appuie sur une combinaison d’expertises de 15 laboratoires partenaires (37 équipes, totalisant 500 personnes) associés à l’Université Paris-Sud, à l’INSERM, au CNRS, au CEA, à l’ENS de Cachan, à l’AP-HP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris), à l’IGR (Institut Gustave Roussy) et au CCML (Centre Chirurgical Marie Lannelongue).

- Comment ce projet de Labex s’est-il imposé ?

CRAZYCHIC Sac CRAZYCHIC CRAZYCHIC Sac Sac CRAZYCHIC Il prend sa source dans des projets plus anciens qui ont entretenu une double culture de la pluridisciplinarité et de l’innovation thérapeutique. Mon unité mixte de recherche était à l’origine située à Orsay. Quand, nous nous sommes installés à la faculté de pharmacie, en 1993, notre équipe (une dizaine de personnes contre une quarantaine aujourd’hui) ignorait tout de son environnement scientifique. Pour ne pas rester isolés, nous avons cherché à travailler avec les équipes de chimistes et de biologistes qui s’y trouvaient, en montant des projets communs.

Ensuite, en 2000, j’ai profité de la création des Instituts Fédératifs de Recherche (IFR) pour en fonder un à Châtenay-Malabry. Il rassemblait l’ensemble des équipes de recherche de la faculté de pharmacie (en biologie, en chimie, en physico-chimie…).

Un ingénieur saisi par le virus de la recherche

Directeur de recherche à l’Inserm, qu’il a intégré en 1983, il dirige l’unité de signalisation et physiopathologie cardiaque (unité mixte Inserm/Université Paris-Sud 769). Le transfert de la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry sur le Plateau de Saclay est pour lui un retour aux sources puisque c’est là qu’il a « attrapé le virus de la recherche » : diplômé de Supélec, il a poursuivi des études universitaires à l’université Paris-Sud, dans le domaine biomédical.

Intitulé « Innovation Thérapeutique : Du fondamental au médicament », il n’avait pas pour vocation de les fondre dans un laboratoire unique, mais de faire en sorte que les chercheurs se connaissent mieux, apprennent à collaborer. L’IFR organisait à cette fin des réunions scientifiques et des appels à projets. Surtout, plusieurs plateformes ont été montées sous ma direction ou celle de mes successeurs.

A travers l’IFR, nous avons acquis une culture de l’innovation thérapeutique et commencé à coopérer avec des unités extérieures à la faculté de pharmacie, situées à Clamart et au Plessis Robinson. Le Labex nous a poussés à aller plus loin en élargissant encore le cercle des partenaires. A cet égard, tout restait à faire.

- Comment vous y êtes-vous pris ? 

Sac CRAZYCHIC CRAZYCHIC Sac Sac CRAZYCHIC CRAZYCHIC Notre démarche doit en fait beaucoup à un événement déclencheur : en février-mars 2010, avant la publication des appels d’offres relatifs aux investissements d’avenir, il était question de déménager la faculté de pharmacie. Comme vous pouvez le constater, les locaux où nous sommes se trouvent dans un état de délabrement avancé. Les bâtiments, construits peu avant le choc pétrolier, sont de véritables passoires thermiques.

Si le déménagement était acté, nous ne savions pas où nous irions. Il était question d’aller soit sur le pôle Villejuif-Kremlin-Bicêtre, pour se rapprocher de la faculté de médecine (ce qui avait du sens compte tenu de l’enseignement commun donné en première année), soit sur le Plateau de Saclay.

On avait le sentiment d’être ballotés par les différentes collectivités locales concernées (Conseil régional, conseils généraux,…) sans avoir notre mot à dire. Aussi avons-nous cherché à peser sur le processus en définissant un projet scientifique structurant. Il n’était pas encore question de LERMIT, même si les investissements d’avenir se profilaient. Mais notre démarche a débouché sur une structure qui devait le préfigurer : un Institut de Recherche sur le Médicament et l’Innovation Thérapeutique (Irmit).

- Comment celle-ci s’est-elle imposée ?

A la fin de l’hiver 2010, j’avais commencé à prospecter bien au-delà du territoire de la faculté de pharmacie, depuis Gif-sur-Yvette (où se trouve le CNRS), jusqu’au Kremlin-Bicêtre et Villejuif (où se trouve la faculté de médecine de Paris-Sud), en passant par le CEA de Saclay, la faculté des sciences d’Orsay, l’ENS de Cachan, pour identifier les laboratoires de recherche susceptibles de participer à un projet commun et ce, indépendamment de leur organisme de tutelle. Au printemps suivant, j’ai été convié en tant que responsable de laboratoire, à une réunion organisée à Orsay, à l’initiative du Président de l’université Paris-Sud, du président du CNRS, du responsable des sciences de la vie du CEA, qui tous nous incitèrent à ne plus raisonner en termes d’institution, mais à coopérer autour de thématiques communes. Les organismes de tutelle, nous dirent-ils, suivraient dès lors que les idées seraient bonnes. Un message fort qui ne pouvait que me conforter dans ma propre démarche.

Suite à cette réunion, j’ai adressé pour avis à différents collègues une dizaine de pages dans lesquelles je décrivais les contours de ce que pourrait être un institut de recherche décloisonné, pluridisciplinaire en matière d’innovation thérapeutique. Au cas où ils se retrouvaient dans ce texte, je les invitais à présenter leurs équipes respectives en deux pages (leur composition, leurs principales recherches, des mots clés, les dix meilleures communications des cinq dernières années…). Au final, une centaine d’équipes se sont inscrites dans le projet Irmit. Réparties sur neuf sites, elles totalisent 1 500 personnes, en comptant les masters et le personnel statutaire. Nous en étions à ce stade quand, à l’été 2010, l’appel à projets Labex sortait…

- Dans quelle mesure a-t-il changé la donne ?

Dans la foulée, nous avons organisé une réunion à Châtenay-Malabry avec les chefs d’équipes. A peu près 80 d’entre eux avaient répondu présent. Il était évident que nous ne pouvions pas candidater au Labex avec l’ensemble de l’Irmit. Les équipes étaient trop diversifiées et d’inégal niveau. Le Labex visant l’excellence, il nous fallait choisir. Un bureau a été constitué au sein de l’Irmit qui a traité la masse d’informations que nous avions récoltées sur la centaine d’équipes, pour en retenir au final 37, relevant de quinze unités et totalisant à peu près 500 personnes, soit environ le tiers du « premier cercle » Irmit.

- Quelles ont été les réactions des équipes qui n’ont pas été retenues ? WearAll irlandais irlandais Cardigan WearAll Cardigan WearAll WearAll Cardigan irlandais q7O4PPd

Les choses se sont faites sans heurts. Les équipes non retenues ont admis que la sélection s’était faite selon une logique bottom up et non top down, dans un souci de cohérence thématique et de possibles collaborations interdisciplinaires. Parmi les membres du bureau de l’Irmit, composé d’une douzaine de personnes – certains ne se sont pas retrouvés dans le Labex. Preuve que notre processus de sélection s’était fait démocratiquement. L’Irmit permet de conserver un lien. D’excellentes équipes de l’Irmit ne sont pas dans le Labex, mais pourront profiter de ses financements voire, pour certaines d’entre elles, à terme, l’intégrer.

- Une des caractéristiques des Labex est de réunir en principe des institutions proches géographiquement…

En effet. Le déménagement de la faculté de pharmacie s’inscrit donc bien dans la logique des choses. Cependant, à peu près un quart des effectifs de notre Labex demeurent rattachés à la faculté de médecine qui, tout en faisant partie de l’Idex, n’a pas pour projet de s’installer sur le Plateau, du fait de l’absence de CHU. Le fait que des équipes soient sur d’autres territoires n’est pas en soi un problème. Les chercheurs ont l’habitude de travailler à distance, internationalement, a fortiori régionalement.

- Comment appréhendez-vous les enjeux de transport ?

Il est clair que nous ne sommes pas encore rassurés. Nous craignons que des équipes se retrouvent sur le Plateau avant l’arrivée des nouveaux transports. Le Labex n’étant qu’un projet scientifique, il ne maîtrise pas le calendrier. Il doit commencer dès maintenant, sans attendre, avant même notre propre déménagement sur le Plateau (d’ici 2017). Quand on y sera, on sera à plus de mi-parcours du Labex…

- Où en êtes-vous justement ?

Nous avons été sélectionnés officiellement en avril 2011. Le temps nécessaire pour établir la convention, nous avons démarré effectivement en octobre, à l’occasion d’un colloque inaugural. Les financements sont, eux, parvenus aux laboratoires début 2012… Une temporalité normale qui ne nous a pas empêchés d’avancer.

- Une autre des caractéristiques des Labex est, au-delà de la pluridisciplinarité, de passer de la recherche fondamentale à la recherche appliquée. Or cela suppose des savoir-faire, une culture entrepreneuriale,…

CRAZYCHIC Sac CRAZYCHIC Sac CRAZYCHIC CRAZYCHIC Sac  En effet. C’est pourquoi la première personne que nous avons recrutée, issue des biotech, a pour mission de nous aider à identifier le moment où il faut passer à la valorisation. Nous ne partons certes pas de rien. L’ensemble des équipes qui composent le LERMIT a déjà déposé 90 brevets au cours de ces cinq dernières années et créé 7-8 start-ups. Mais cette culture de la valorisation est inégalement répartie entre les partenaires du Labex. Ma propre unité peine encore à valoriser ses recherches. Nous avons pourtant un certain nombre de cibles nouvelles dans le traitement des maladies cardiaques. Nous avons essayé de valoriser une de ces cibles en montant une start-up. En vain. Pour les capitaux-risqueurs et les business angels que nous avons rencontrés, nous étions trop en amont. Ils voulaient en voir plus (en l’occurrence des molécules, des modèles animaux…). Or, c’était précisément pour cela que nous les avions sollicités ! En permettant de financer le passage d’une idée à une preuve de concept, le Labex comble un vide.

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